Harry Potter et l’Enfant Maudit

Tu le 513o4pkdgjl-_sx195_donnes ton avis sur le dernier Harry Potter ou tu dors ? Qu’est-ce que tu fous ? Ouais, ok j’ai eu du mal à l’écrire ce satané avis sur Harry Potter et l’enfant maudit. Il faut dire qu’il a fait couler pas mal d’eau sous les ponts. Je fais partie de ces lecteurs perplexes. Positif ? Négatif ? Ravie ? Déçue ? Énervée ? Blasée ? Les sentiments et les émotions se sont bousculées à la vitesse grand V et je me retrouve là, devant une feuille blanche à essayer de tout mettre en ordre.

Commençons par le commencement. Harry Potter, pour moi, c’était fini. La boucle était bouclée. La fin comme toute la saga avait été soigneusement travaillé. J’avais fermé le dernier livre avec un poil de déception (c’était fini quoi !) mais aussi soulagée de voir que JK Rowling n’avait pas trop de caca en signant le dernier roman de la saga. Alors, quand on m’a dit qu’arrivait un nouvel Harry Potter … je me suis „what the fuck ?“. Se cherchent-il à se refaire du pognon ? Est-ce que c’est encore un bouquin qui n’a rien à voir la saga originale mais plus avec l’univers ? C’est quoi ce délire ? Mon côté grognon m’a fait acheter le bouquin avec beaucoup de retard … Du coup. Je me le suis procurée en francais et en France. Premier choc : c’est une pièce de théâtre. Ca change un peu parce que le théâtre, je ne le lis depuis pas mal d’années (les classes préparatoires en fait). On peut dire que ce que l’on veut mais pour se remettre à lire du théâtre, il faut être sacrément motivé. On n’y est plus habitué. Les lecteurs d’aujourd’hui – et sans doute ceux d’Harry Potter – aiment qu’on leur mâche le boulot, qu’on leur plante le décor à coup de longs paragraphes, à coup d’interminables descriptions. Alors évidemment, JK Rowling a crée tout un univers à travers la saga Harry Potter — difficile de le développer à travers une pièce de théâtre. Allez ! On s’y fait et on se dit qu’on connaît Poudlard comme sa poche, pas besoin de nous faire de détails. On ne va quand même pas leur en vouloir à ces bons auteurs de nous avoir fait une pièce de théâtre … après tout, elle avait pour but d’être jouée au théâtre. Du coup, ça serait être vraiment mesquin ou débile.
Deuxième choc : le scenario est un petit peu tordu quand même, non ? Il y a de l’idée, j’avoue. Mais quand même, ça m’a bien fait soupiré, soufflé et juré par certains passages. Si cette pièce de théâtre est un cadeau pour les vieux fans, ils nous prennent pour des sacrés crétins. La question de la Paternité et de la relation Père-Fils, Élu-Gamin normal … je m’en serais volontiers passée. Un peu trop facile. Trop de raccourcis. Beaucoup trop de raccourcis. Une telle histoire ne peut pas se régler aussi rapidement. Impossible ! Le tout me donne l’impression d’être bâclée. On ne s’ennuie pas, non ! On est bousculé, transporté d’une époque à une autre, d’une scène à une autre … ou franchement, au bout d’un moment, ça en devient presque chiant. On a envie de savourer et de déguster … mais non ! On ne t’en laisse même pas le temps. L’écriture et les dialogues sont simplistes. Pas de quoi vous faire sauter au plafond.

En gros, je l’ai lu par principe. Histoire de dire : ouais moi aussi, je l’ai lu. Et puis c’est tout.
En gros, un grand coup de marketing qui a monopolisé pas mal de monde … ça nous a juste monopolisé le temps de tomber dans le panneau, d’acheter le bouquin, et d’ensuite le regretter.

Bref, j’ai vomi et pour la peine, je me relis la Saga pour effacer cette expérience.

Pensées, répliques & autres tac-tac de Joey Starr

9782749153711 Si tu me connais, tu sais que je suis une grosse fan de NTM et de Joey Starr. Et forcément, dès qu’il y a une biographie, un film, un interview, un livre, un album, un projet … je suis dans le coup. Ça peut sonner un peu groupie mais c’est juste que Joey Starr défend et représente un peu ce pour quoi je me bats depuis quelques années en ce qui concerne l’urgence sociale des cités. Naja! On ne va pas se lancer dans un débat sur mon blog, on va juste parler de ce nouveau livre.

Si je connais Joey Starr, vous-aussi vous en savez certainement déjà entendu parler. Il faut avouer qu’il est un peu difficile de passer à côté de ses frasques, ses séjours en prison, ses nominations aux César et ses réussites. A travers ce livre, vous n’allez pas y découvrir des anecdotes secrètes jamais lues ou jamais entendues. Non, vous allez pouvoir lire des extraits d’interview, quelques pensées, quelques lyrics-punchlines, et quelques moments clashs. Et, aussi fou que cela puisse paraître, vous allez en apprendre un plus sur qui est exactement Joey Starr. Authentique. Réaliste. Citoyen. Auteur. Rappeur. Artiste. Il l’ouvre beaucoup, parfois – même trop souvent – avec des mots – trop – forts, aussi forts qu’un uppercut bien placé. Il dérange mais il dit vrai.

Ce recueil est la démonstration d’une de ses armes : sa Voix!

Le Testament noir de Jean-Luc Aubarbier

Je viens de terminer le Testament noir et je ne sais pas trop quoi en dire. C’est fou qu’un livre puisse rendre aussi perplexe. L’histoire commence comme un bon Indiana Jones : avec une crise politique (ici, les attentats du 11 septembre) et les méchants nazis (ah ces fameux allemands!). Puis, il y a les services secrets. Alors vu que nous sommes en France, nous avons aussi opté pour l’univers fantasmé des Francs-maçons. Il y a le Père (il meurt rapidement et c’est un peu le déclencheur de tout le bordel dans la vie de son fils), le fils – Pierre – ainsi que sa compagne Marjolaine. Bim! Ils partent à l’aventure pour essayer de récupérer la lance de Mahomet (ouais, rien que ça!). Parce qu’il faut bien l’avouer, mieux vaut la lance entre leurs mains qu’entre les mains des musulmans du monde entier. Non ?

Le roman est compcouv3106862osé sur deux étages : l’époque actuelle – celle du couple aventurier – et celle du passé où les méchants nazis se sont alliés à Jérusalem pour obtenir la lance. Je trouve ce concept toujours très intéressant mais surtout très dangereux. Pourquoi ? Parce qu’il faut savoir utiliser ces flashbacks avec justesse et surtout, il ne faut pas délaisser une époque pour en favoriser l’autre. Je vois dans l’écriture de Jean-Luc Aubarbier une belle tentative mais je dois avouer que certains passages passent à la trappe. Cela nous donne l’impression que tout se passe un peu trop vite pour être réaliste.

Par ailleurs, les parallèles trouvés et élaborés par Jean-Luc Aubarbier sont intéressants, tout comme la structure du roman. Mais on reste hélas rapidement sur sa fin. Le tout manque de crédibilité et les personnages sont beaucoup trop niais pour qu’on s’y identifie. Du coup, assez difficile pour moi de rentrer dans une histoire à laquelle je ne crois pas. Je me suis accrochée ! J’ai essayé de m’y accrocher mais impossible !

Je suis plus que perplexe parce que je vois dans le projet de Jean-Luc Aubarbier d’excellentes idées et surtout des idées originales … J’y vois aussi un excellent style. Mais, je vois également une envie pressante de terminer ce roman qui aurait pu – pour nous les gourmands – s’allonger, s’étendre pour nous faire languir. Eh oui Monsieur Aubarbier, c’est toujours bon de faire languir et réfléchir ses lecteurs quand on se lance dans une telle aventure. 😉

Par ailleurs, je ne peux m’empêcher de penser que je lirai un autre roman de Jean-Luc Aubarbier par curiosité mais également parce que ses idées me semblent plus que bonnes. On se dit à tantôt du coup, OK ?